Prévention du suicide



L'hiver peut être pénible pour plusieurs étudiants. La course aux examens et travaux se vit sur fond de fatigue cumulée pendant l’année universitaire avec la hâte de finir au plus vite cette session. Quelques nuits d’insomnie pour terminer les travaux. De l’énervement dans l’air et l’envie de pleurer. Ne pas sentir la faim, être tendu, avoir un peu de mal à se concentrer et vivre des moments de panique à se dire que ce ne sera pas possible d’y arriver. Ces réactions et ces inconforts sont fréquents, mais la plupart des étudiants parviennent à se mobiliser pour passer à travers. Et après la période de repos, tout rentre dans l’ordre. C’est une déprime passagère qui affecte bon nombre étudiants pendant la session. 

D’autres étudiants vivent parfois trop de stress en même temps si bien qu’il leur devient difficile de garder l’équilibre. En plus du stress causé par la période d’examens, ils peuvent, par exemple, vivre une rupture amoureuse, échouer des cours ou connaître une baisse importante de leur rendement académique, remettre en question leur choix d’étude, vivre des conflits avec leurs parents ou des amis, perdre un proche, être préoccupé par la santé d’un parent, etc. Il arrive aussi qu’un seul événement stressant ait ce même effet désorganisant. 

Ces étudiants peuvent alors avoir de franches difficultés à fonctionner. Ils font de l’insomnie ou passent leur temps à dormir, perdent l’appétit ou mangent sans arrêt, se sentent très fatigués, n’ont plus le goût de rien, pleurent souvent, sont tristes ou encore irritables. Ils ont aussi des difficultés de concentration, se sentent nuls et tout leur semble être une montagne. Ils peuvent alors tenter de se reprendre en main, mais rien ne va.  

Découragés par l’absence de résultats par rapport aux efforts fournis pour s’en sortir, il n’est pas rare qu’ils commencent à consommer de plus en plus d’alcool ou de drogue, à se disputer avec leurs proches et qu’ils en viennent à penser au suicide.  Et après la période des examens, ça ne va guère mieux…l’espoir de voir leur situation s’améliorer s’amenuise progressivement.

Des solutions à ces difficultés

Il arrive que des événements de vie déstabilisent à ce point qu’on ne se reconnaît plus dans ses façons d’être et de faire. Quand l’équilibre de fonctionnement est rompu par des symptômes qui sont de plus en plus nombreux et persistent dans le temps, il est temps de s’en occuper.


 

Le corps d’abord

Établissez vos priorités pour récupérer vos forces physiques, car les perceptions des événements sont déformées et tout paraît insurmontable. Si les problèmes de sommeil sont importants et/ou que l’appétit ne revient pas, que la fatigue est écrasante ou que le moindre effort épuise, il y a des moyens de rétablir le rythme du sommeil et une alimentation saine par des petits gestes comme :

  • Faire de l’exercice physique pour se remettre en mouvement, décharger les tensions et favoriser le sommeil. 
  • Répéter la même routine chaque soir avant de dormir, ce qui peut inclure des exercices de relaxation, facilite l’endormissement.
  • Choisir des aliments nutritifs et qui se consomment facilement.  Manger de façon régulière même si les quantités sont minimes et que cela demande un certain effort.
  • Se donner des moments de répit et de divertissement permettant de s’aérer l’esprit et de trouver des satisfactions dans le corps.
  • Le site de « PasseportSante.com » donne plusieurs trucs pour réintroduire l’équilibre dans votre vie.
  • S’inscrire à l’atelier portant sur les problèmes de sommeil.
  • Au besoin, consulter un médecin pour exclure la présence d’autres problèmes de santé et obtenir une médication afin de régulariser le sommeil.

 

Poser des gestes concrets

Les symptômes dépressifs sont souvent associés aux pensées suicidaires. Poser des gestes concrets pour essayer de se sortir d’un état dépressif est un premier pas dans la bonne direction en commençant par satisfaire certains besoins favorisant un équilibre de vie.

  • Réduire la consommation d’alcool et de drogue, car ces substances nourrissent souvent l’état dépressif. 
  • Rencontrer des amis, même si c’est avec un peu d’effort, le but étant de se sortir de l’isolement qui entretient une perception négative de soi.  
  • Faire des activités plaisantes peut redonner de l’énergie et une certaine satisfaction, ne serait-ce que de se remettre en mouvement.
  • Parlez de vos difficultés à une personne en qui vous avez confiance. Le fait de parler peut permettre d’envisager les choses autrement et de trouver de nouvelles solutions aux difficultés rencontrées. 
  • Établir une liste des problèmes rencontrés. Pour les régler, prenez un problème à la fois et soyez réaliste quant au temps requis pour le solutionner. Il s’agit de se donner de petits objectifs concrets pour retrouver un certain sentiment de maîtrise sur soi.

 

Aller chercher de l’aide

Plusieurs personnes hésitent à demander de l’aide, y voyant là l’expression d’une faiblesse. En fait, c’est plutôt une force que de reconnaître ce qui ne va pas et de s’en occuper. La consultation d’un professionnel permet de trouver un lieu offrant la possibilité de remettre la pensée en marche et c’est souvent ce qui permet de se retrouver. 

Certaines personnes n’osent pas consulter parce qu’elles ont peur sans trop savoir de quoi. C’est en parlant qu’elles parviennent à identifier leurs peurs et à les affronter.

Confier ses idées suicidaires

N’hésitez pas à confier vos intentions suicidaires.  Si vous craignez de les exprimer à des proches, vous pouvez contacter des ressources. 

Au Québec, le 1 866 APPELLE répond, en tout temps, aux demandes d’aide de personnes en détresse suicidaire.  Les proches des personnes suicidaires peuvent aussi y trouver des conseils utiles.



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